Charte Qualité Parcs 21e Siècle

Actualités

Propositions pour la charte qualité des parcs du 21e siècle

mercredi 05/11/2014
(c)

1. La qualité de la gouvernance : un préalable à toute démarche qualité
 Un outil de gouvernance opérationnel à deux niveaux pour :
• Faciliter les modes de dialogues et de concertation dès la conception du projet d’aménagement ;
• Permettre l’arbitrage de la gestion des Parcs d’activités sur des questions relevant de la compétence de plusieurs interlocuteurs publics et privés.

A l’échelle de chaque parc : un comité de pilotage décisionnel
Constitué dès l’amont du projet d’aménagement il serait composé par un ou plusieurs représentants des acteurs publics la CCI Grand Lille si il y a lieu, l’aménageur, le promoteur, les constructeurs, les « commercialisateurs », les entreprises... Il permettrait de mieux coordonner et rationnaliser les questions d’aménagement durable du Parc.
Ce comité de pilotage prendrait ensuite la forme associative d’un Comité de suivi afin d’assurer la gestion globale du parc et son développement de manière cohérente.
Il serait le garant dans le temps du respect de la Charte et de son évolution dans le Parc.

A l’échelle de la métropole : un observatoire des parcs d’activités métropolitains
Il assurerait une vision transversale de la qualité des parcs dans l’ensemble de la métropole.
Il pourrait être le garant de l’adaptabilité des parcs dans le temps, de leur flexibilité et être un outil au service du SCOT.
Il permettrait également de travailler sur la complémentarité de l’offre d’activités des parcs avec les territoires voisins. Il s’agirait, alors, de mettre en place des accords concertés à l’échelle de l’aire Euro-métropolitaine.

 Des dispositifs de concertation avec les riverains pour permettre l’ancrage local

Ils auraient pour objet de mieux appréhender la valeur ajoutée que le Parc peut apporter, de désamorcer les conflits et réduire les nuisances éventuelles. Prévue en amont du projet, cette concertation devrait perdurer lors du développement du site.

2. La qualité de l’intégration des parcs d’activités dans le tissu urbain
  L’accessibilité des Parcs : une condition préalable à tout choix d’implantation
Pour les salariés, la connexion à la ville et aux transports en commun devrait être un critère primordial.
La localisation favorisera le transport de marchandises via les canaux ou les embranchements ferroviaires.
L’accessibilité actuelle ou programmée est un principe fondateur et non correctif
, la première question posée en amont et guidant l’arbitrage des choix fonciers dans le cadre de l’élaboration du Scot.

 Arbitrer les choix fonciers
L’élaboration de la Charte pourrait conduire à remettre en cause certains choix fonciers pour le développement économique.
Le Conseil de développement préconise une clarification et une visibilité du foncier économique restant à aménager afin que la démarche de la Charte et du Scot soient cohérentes.

 Déterminer la fonctionnalité des parcs d’activités
L’environnement existant ou projeté confère à un parc, qu’il soit urbain, périphérique ou rural, sa fonctionnalité.
De plus, il faut également permettre une logique « d’éparpillement » homogène et cohérent de ces parcs sur l’ensemble du territoire métropolitain par une offre économique différenciée en fonction des besoins identifiés, et de l’offre de logements existants et à venir.

 Privilégier le principe de la mixité d’activités
Le Conseil de développement propose de privilégier la mixité des activités. Même s’il faut une typologie dominante, cette mixité correspond à la réalité de la vie d’une entreprise et à la mutation de ses activités.
La typologie des parcs d’activités doit aussi pouvoir évoluer dans le temps pour répondre aux mutations du marché. Cette mixité des usages induit donc la possibilité de remettre des activités de production dans le tissu urbain dense afin qu’elles puissent s’interconnecter avec la ville et ses habitants.

 Prendre en compte l’enjeu de la collaboration des usages et de la densité
Le Conseil de développement propose :
• de fixer des objectifs de densification par parc, en fonction de l’activité dominante, tout en laissant une interprétation libre à la parcelle. La cohérence d’ensemble sera garantie par le règlement intérieur, le comité de pilotage et de suivi ;
• une desserte centrale en transports en commun. Toutefois, il faut aussi intégrer les trajets en voiture et donc prendre en charge la question des parkings dans les problématiques de densité des parcs d’activités par la recherche de solutions innovantes, comme par exemple les stationnements en terrasse, des R+1/R-1 ou la mixité dans leur destination ;
• que la Charte limite la vente des grandes parcelles à des entreprises ayant des petits besoins, limite dans le temps la possession du terrain et impose temporairement l’utilisation de ces espaces à des usages autres : par exemple à des usages maraîchers (usage temporaire contractualisé). Le tout dans un cadre juridique établi par le comité de pilotage et des règles juridiques existantes

3. La qualité de l’aménagement

Il s’agit de faire de ces parcs d’activités des espaces productifs performants en améliorant les aménagements et la qualité de service et du cadre de vie.
Le Conseil préconise :
Sur les services économiques
Mettre en place des services communs aux entreprises
 : gestion commune des espaces verts, mise à disposition de salles de réunions communes, collecte et gestion des déchets, gardiennage du parc, réseau énergétique performant…
L’accessibilité numérique et la desserte haut débit est un aspect fondamental du succès car répondant à des enjeux d’attractivité du territoire et à la construction de l’avantage métropolitain.

Sur les espaces publics
Il s’agit de veiller à la juste mesure des espaces verts dans une logique coût / efficacité / qualité tout en veillant aux enjeux de la biodiversité de l’insertion urbaine et de la qualité esthétique.
La qualité se joue également par la nécessaire intervention d’urbanistes, d’architectes et de paysagistes dès l’amont du projet en permettant une intégration esthétique du parc dans son environnement urbain.

Sur la Qualité environnementale
>Pour la construction et les aménagements, une approche globale qui s’appuie sur les objectifs de la Haute Qualité Environnementale des bâtiments et des espaces naturels serait pertinente.
Une réflexion sur le cycle complet du parc anticiperait l’ « après parc » et le recyclage des matériaux.

Sur le volet social
Elargir l’offre de services mutualisés : crèche, restaurant, conciergerie, point retrait colis..
Organiser la multimodalité des transports à l’intérieur du parc : vélo, bus, voitures et camions tout en préservant la qualité des espaces piétons pour la marche à pied (voie séparée, verdure…)
Provoquer l’organisation de Plans de Déplacements Entreprises à l’échelle du parc.

Il convient aussi d’encourager par l’aménagement des espaces, la pratique régulière d’une activité physique et sportive au bénéfice des salariés et des riverains.

Et aussi...

Aménagements

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Accessibilité de la Métropole: la mise à l'étude d'un péage positif

Lors du conseil métropolitain du 2 décembre 2016 les élus métropolitain ont  adopté une délibération afin de lancer les études visant à instituer sur la métropole un péage positif. Ce projet a pour nom l' "Ecobonus mobilité" et devrait s'apparenter à ce qu'ont mise en place quelques agglomérations européennes comme Rotterdam.

Le projet  vise à contribuer  à la lutte contre les pollutions atmosphériques et à la réduction des phénomènes  de congestion localisés sur les tronçons routiers les plus saturés du réseau, en particulier les entrées autoroutières de l'agglomération, en incitant une partie des usagers récurrents de ces infrastructures circulant aux heures de pointe les plus congestionnées  à utiliser  un autre mode de déplacement ou à reporter ce déplacement en dehors des heures de pointe.

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Aménagements

Archivé

SRADDET Hauts de France: le grand dessein

SRADDET, SCOT, PLU...autant de documents de planification que les collectivités  sont en train d'élaborer ou qu'elles vont devoir lancer

La loi NOTRe, à l'occasion de la mise en place des nouvelles régions crée l'obligation pour ces nouvelles régions de produire un nouveau schéma de planification, denommé SRADDET (Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires). Ce nouveau document doit fusionner  plusieurs documents sectoriels ou schémas (SRADDT, plan déchet,schéma régional d'intermodalité,schéma régional climat, air énergie...)

A l'inverse des précédents schémas, le SRADDET aura un caractère prescriptif. Les SCOT notamment devront prendre en compte les objectifs du SRADDET et être en compatibilité avec ses régles générales.

Les métropoles comme la MEL sont obligatoirement associées à l'élaboration du schéma, elles peuvent formuler des propositions relatives aux régles générales.

Le conseil régional des Hauts de France sera l'un des premiers à lancer l'élaboration de ce nouveau schéma

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Le Conseil de développement de Lille Métropole a été installé le 29 mars 2002. Depuis le 30 juin  2017, Il est présidé par Gérard Flament, accompagné dans l'exercice de ses fonctions par 4 Vice-Présidents.
Le Conseil de développement est un lieu de débat et d’expression citoyenne ; c’est l’espace de démocratie participative de Lille Métropole et remplit une mission consultative auprès des élus.

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