Ville Intergenerationnelle

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La ville Intergénérationnelle

mercredi 05/11/2014
(c)

Sensibiliser et intéresser les métropolitains à l’évolution du territoire, le Conseil de développement en a fait une priorité pour les prochaines années. Avec les Cafés métropolitains, il invite les citoyens à venir débattre à bâtons rompus, une fois par trimestre, sous le thème « la ville du futur… et vous ? ». L’un de ces débats portait sur la ville intergénérationnelle. (chapo)

Le phénomène du vieillissement de la population est inéluctable. A titre d’exemple, la population des 60-74 ans dans la métropole lilloise a augmenté de 7,6% entre 1999 et 2008 et celle des 75 ans et plus de 26, 7%.
En 2060, 30% de la population aura plus de 60 ans. Résultat de la baisse des taux de natalité et de fécondité d’une part et des conséquences sur nos vies des progrès de la médecine et des technologies médicales, d’autre part. Le vieillissement et l’augmentation conséquente du nombre de seniors, redéfinissent nos rapports à la ville.

Comment la ville peut-elle faire face à ce vieillissement de la population ?

Comment anticiper ce phénomène et s’adapter, que ce soit en terme d’urbanisme, de logement, de transports, de services ou de culture ? Comment les générations vont-elles vivrent ensemble : passer du « vivre dans un même espace », proximité intergénérationnelle, au « vivre ensemble », mixité intergénérationnelle ?

« Ce qui frappe c’est qu’en matière d’enfance ou de sports, les choses ont été pensées. Tandis que sur la question de savoir comment les personnes âgées peuvent vivre dans la ville nous n’avons pas l’impression qu’il y ait beaucoup de tentatives pour essayer, à partir de l’existant, d’améliorer les choses »1.

Dès lors, serait-t-il trop tard pour adapter la ville du futur à la proximité et à la mixité intergénérationnelle ?
Certes non. De nombreuses initiatives voient le jour, dans tous les domaines qui permettent d’envisager avec optimisme cette adaptation de notre société et de nos villes.

Dans le domaine du logement, par exemple, il existe des expériences novatrices : l’habitat groupé, notamment, permet de combiner la proximité des générations et leur mixité. Ces formules sont répandues dans les pays du Nord de l’Europe. Dans notre métropole l’idée a été reprise avec le projet des « Toîtmoinous » qui prévoit de construire un habitat constitué d’une quinzaine de logements comportant à la fois des espaces privés et des espaces collectifs. Des expériences associatives ont pour but de rapprocher jeunes et seniors, en organisant le partage de logement, comme dans « un toit à partager » action initiée par Générations et Cultures.

L’intergénérationnel dans la ville, c’est aussi ces chorales Pop Rock seniors à Tourcoing et la Chorale kids qui échangent leurs morceaux chantés, et accompagnent les groupes du Grand Mix. C’est encore l’opération « une visite, un sourire » mise en oeuvre par les jeunes qui effectuent leur service civique au sein d’Unis-Cités et consacrent neuf mois de leur vie à développer les échanges et rencontres entre générations.
Au-delà de ces quelques exemples, ce qui semble important pour ouvrir la ville sur la mixité des générations, c’est de modifier le regard de la société sur les « seniors » tel que le véhiculent les médias : d’un côté, on met en valeur le/la retraité(e) séduisant(e) et alerte qui prends soin de ses rides et de son corps ; de l’autre, c’est l’image d’un vieux, ou plus souvent d’une vieille femme, appuyée sur son déambulateur, affalée dans son fauteuil.
Entre les deux, le retraité le plus courant est invisible et ignoré des médias, des politiques publiques, des producteurs de biens et de services, mais socialement productif.

Il serait bon de se rappeler, en effet, comme le mentionne Régis Verley1 que « un retraité sur deux assume une responsabilité bénévole dans une association et 30% des maires des petites communes sont des retraités. Le total des heures de garde assurées par les grands parents est équivalent au total des heures de garde assurées par les services de garde, des crèches et nourrices agréées. Si tous les papys et les mamies se mettaient en grève, la société serait paralysée ».
L’apport économique des retraités est considérable. Ils sont une force sur laquelle s’appuyer pour forger, avec la jeune génération, la ville de demain qui sera intergénérationnelle… forcément.

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